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Duel entre l'Algérien Rachid Djebailli et le Français Lilian Thuram lors du match amical entre la France et l'Algérie du 6 octobre 2001 au Stade de France.

« C'est invraisemblable qu'on ne puisse pas organiser des matches contre l'Algérie de façon régulière, connaissant nos liens historiques. C'est le seul pays au monde avec qui on ne peut pas faire ça. On joue contre le Maroc ou la Tunisie, et ça fait longtemps qu'on rencontre l'Allemagne avec beaucoup de plaisir », a déclaré Noël Le Graët dans un entretien accordé dimanche au quotidien L'Équipe.

Un intérêt sportif évident

Pour le président de la Fédération française de football, l'intérêt sportif est évident. Actuellement l'une des équipes les plus séduisantes du continent africain, l'équipe d'Algérie peut véritablement tenir la dragée haute à l'équipe de France devenue vice-championne d'Europe cette année. Il faut dire que nombre de ses joueurs phares ont été formés en France et évoluent dans de grands clubs. Entre autres joueurs, Mahrez, désigné meilleur joueur de Premier League la saison dernière, a été sacré champion d'Angleterre avec Leicester ; Brahimi fait les beaux jours du FC Porto depuis 2014, Feghouli a rejoint West Ham en Premier League après avoir assuré de bonnes saisons au club de Valence en Liga.

Un dossier sensible

De prime abord, tout paraît pouvoir conduire à organiser assez facilement des rencontres entre les deux pays. De prime abord seulement, car aujourd'hui, bien que les deux présidents de fédération soient d'accord pour qu'une telle confrontation ait lieu, la dimension politique est déterminante. « Il faut l'accord de l'État algérien », a soutenu Noël Le Graët dans son entretien avec L'Équipe.

Surmonter le triste souvenir du match du Stade de France

Et ce n'est pas gagné, car le déroulement du match du 6 octobre 2001 au Stade de France hante encore les esprits. Ce jour-là, alors que le score était de 4 à 1 en faveur des Bleus grâce à des buts de Vincent Candela, Emmanuel Petit, Thierry Henry et Robert Pirès, la rencontre avait été interrompue à la 76e minute suite à l'envahissement du terrain par des supporteurs, en majorité algériens, selon L'Équipe, et la Marseillaise avait été copieusement sifflée par une partie du public. Autant de faits exceptionnels qui, depuis quinze ans, paralysent toute initiative dans le sens de l'organisation d'un nouveau match amical. Pour le président de la Fédération française de football, le fait que « les deux pays ont une histoire commune » milite pour qu'un nouveau match amical ait lieu, et cette fois-ci à Alger. « Pour moi, dès qu'il y a une ouverture, on doit y aller ! »  a confié Noël Le Graët. Dans combien de temps cette ouverture va-t-elle se concrétiser ? Toute la question est là. En attendant, le président de la Fédération française de football ne veut rien lâcher. Finira-t-il par avoir raison des réticences politiques qui pourraient se dresser sur le chemin de cette rencontre qu'il souhaiterait amicale à tout point de vue ?