Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Culture

Wole Soyinka, en 2012.

Au Salon Livre Paris, la littérature vient du Maroc, de Côte d'Ivoire ou de Guinée, en passant par le Nigeria, avec Wole Soyinka à l'honneur : on y court.

Comme dans tous les domaines de la création en ce printemps florissant, la littérature du continent est en vedette porte de Versailles, où s'ouvre le Salon Livre Paris (24-27 mars). Le pays invité d'honneur cette année est le Maroc, qui accueille sous son pavillon en forme de livre ouvert des écrivains venus en délégation rejoindre ceux qui vivent et écrivent depuis la France ou ailleurs - si l'on pense notamment à Fouad Laroui installé à Amsterdam. Le grand poète Abdelatif Laâbi, le romancier Tahar Ben Jelloun, la jeune lauréate du prix Goncourt Leila Slimani figurent parmi les incontournables, sans oublier Abdellah Taïa qui, parmi d'autres interventions, rend hommage à Mohamed Choukri (samedi 25). Les grands noms de l'histoire de la littérature marocaine ne sont pas oubliés.

 ©  DR
Le Salon du livre de Paris 2017 ouvre ses portes ce vendredi 24 mars. © DR

Wole Soyinka au stand des Lettres d'Afrique

L'auteur de Celui qui est digne d'être aimé fait le lien avec l'autre grand pôle africain de cette édition : le stand des Lettres d'Afrique nouvelle manière ; Taïa y est notamment invité à débattre avec Patrick Chamoiseau, Véronique Tadjo et le jeune auteur de Présence africaine Jussy Kiyindou sur le thème de la transformation du deuil. À travers leurs écrivains, les imaginaires du continent se rencontrent ainsi sur ce stand conçu par Aminata Diop Jonhson et pour lequel le ministère de la Culture ivoirien a joué un rôle mobilisateur auprès des douze pays présents. L'invité d'honneur en est le Nigeria, représenté par son plus grand ambassadeur : le Prix Nobel de littérature Wole Soyinka, avec lequel Le Point Afrique propose un rendez-vous samedi 25 mars à 14 h 45. Son compatriote d'une nouvelle génération, l'auteur de polar Leye Adenle, sillonnera Lagos en compagnie d'Alain Mabanckou et de bien d'autres, sur le thème des poétiques urbaines.

Cartographie littéraire du continent

Tout au long de ces journées, l'effort est mis sur un voyage aussi bien dans les œuvres que sur la carte littéraire du continent en donnant une visibilité aux manifestations des pays partenaires. On s'arrêtera longuement sur les Ateliers de la pensée qui, après le Collège de France, ont marqué à Dakar la vie intellectuelle africaine de l'année 2016. On rencontrera le Guinéen Tierno Monenembo. Et on découvrira sa Conakry capitale mondiale du livre de l'Unesco en 2017. Si les Anglo-saxons ne sont pas absents - les créoles non plus, et l'on évoquera aussi l'édition en langues africaines -, on remarquera que le français demeure majoritaire sur un stand où Michaelle Jean, secrétaire générare de l'OIF, viendra couronner la Tunisienne Faouza Zouari du prix littéraire des Cinq Continents.

Slam, etc.

Tous les arts sont de la partie : le slam, réunissant Gaël Faye, Souleymane Diamanka, Marc Oho Bambe, la musique, faisant lien entre Emmanuel Dongala et Kidi Bebey, et même le cinéma. Et l'on salue l'arrivée en littérature - concomitante à sa prise de fonctions politique - du nouveau ministre tchadien du Tourisme et de la Culture, Mahamat Saleh Haroun, auteur chez Gallimard (Continents noirs ) de Djibril ou les ombres portées, où un enfant des rues de la ville d'Abéché raconte d'une voix qui vous prend et ne vous lâche pas comment les mots sauvent au milieu des désastres de la guerre civile.

* Salon Livre Paris, du vendredi 24 au lundi 27 mars. Parc des expositions, Porte de Versailles. Programme complet : www.livreparis.com