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Malgré le climat tendu au Gabon depuis la réélection controversée du président Ali Bongo, le comité d'organisation de la CAN 2017 estime que le pays des Panthères est toujours apte à accueillir la compétition en janvier prochain. Tout en restant attentive à l'évolution de la situation, la CAF devrait trancher sur le sujet à la fin du mois.

Secoué par des violences depuis la réélection controversée du président Ali Bongo le 31 août dernier, le Gabon sera-t-il apte à accueillir la CAN 2017 du 14 janvier au 5 février prochains ? Président de la commission communication du Comité d’organisation de la compétition (COCAN), Pablo Moussodji Ngoma a voulu se montrer rassurant, balayant notamment l'hypothèse de confier la CAN à un autre pays. "Il ne s’agit que de rumeurs. Pour l’événementiel, nous sommes mobilisés à réussir l’organisation de cette compétition. La CAF est la seule habilitée à retirer la CAN au Gabon", a souligné le responsable gabonais à Radio Algérie internationale.

"Il y a eu une mission dépêchée par la CAF, la deuxième du genre, qui a pu constater sur place l’avancée sur l’événementiel (avant la crise post-électorale, ndlr). A notre niveau, nous sommes décidés à offrir à la jeunesse africaine une CAN digne de ce nom. () Jusqu’à preuve du contraire, le tirage au sort aura lieu le 19 octobre prochain à Libreville. Les autorités locales sont sereines par rapport à l’organisation de cet événement continental", a assuré le dirigeant. "Sur le plan sécuritaire, toutes les dispositions sont prises pour que la compétition se tienne conformément au cahier des charges", a par ailleurs ajouté le ministre des Sports gabonais, Blaise Louembe, au micro de RFI.

L'instabilité toujours présente

Si les organisateurs font évidemment bonne figure, la CAF va néanmoins se pencher sur la question à la fin du mois. "Dans l’état actuel des choses, le calendrier communiqué par la CAF est maintenu, il n’y a pas de souci à se faire", a dédramatisé le porte-parole de l'instance dirigeante du football africain, Junior Binyam, auprès de l'AFP la semaine dernière. "On a les réunions annuelles de la CAF entre le 21 et le 27 septembre, toutes les commissions permanentes se réunissent, parmi lesquelles la commission d’organisation de la coupe d’Afrique des nations. (...) La situation sera évaluée et discutée au moment des réunions annuelles", a précisé le responsable.

D'ici-là, des rebondissements ne sont pas à exclure. Jeudi, l’opposant Jean Ping, qui estime avoir recueilli plus de suffrages que Bongo, a saisi la Cour constitutionnelle afin qu'elle procède à un recomptage des votes. L'institution dispose de 15 jours pour statuer sur cette requête, mais en cas de refus, le Gabon connaîtra "une instabilité durable et profonde", a prévenu l'homme politique. Autant dire que beaucoup de bouleversements peuvent avoir lieu d'ici à janvier prochain

 
 
 
 
 
 
 

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