actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

actualités

Le 21 Octobre était un Vendredi noir pour le peuple Camerounais. Ce jour où, le déraillement d’un train de la CamRail a imposé le deuil à des dizaines de famille. Aujourd’hui, ces familles réclament justice.

Un accident à l’image d’une gestion désastreuse

Pour saisir l’origine de cet incident, il faut remonter plus tôt ce jour là. Très tôt dans la matinée, un poids lourd s’était ébranlé sur l’axe principal Yaoundé-Douala, créant un engorgement des deux côtés du tronçon sur plusieurs kilomètre. Aucune solution de replie n’était proposée aux automobilistes.

Ce seul constat est le témoin de la gestion du gouvernement Camerounais depuis plusieurs décennies.

Comment expliquer que cet axe majeur qui relie ces deux grandes villes ne possède pas d’itinéraires de substitution ? Comment justifier la désuétude de ce tronçon routier ?

Comment expliquer tout cela dans un pays dont le président fait parti des 10 présidents les plus riches du continent Africain ?

Décisions irresponsables, communication anarchique

Afin de gérer le flux de voyageurs, le ministre des transports, Mr Edgar Alain Mebe  Ngo’o, impose à la CamRail de mettre en œuvre « des mesures spéciales additionnelles pour accroitre la capacité des trains ». Cela se traduit par l’ajout de 8 wagons supplémentaires sur un convoi qui en compte 9.

Ce même ministre déclara le lendemain que  l’augmentation de la capacité des trains était une décision de la CamRail. Rejetant ainsi l’entière responsabilité de l’incident sur la société de transport.

Quoiqu’il en soit, cette décision fut prise sans validation technique de la capacité à assurer la sécurité des voyageurs dans un train qui non seulement voit son nombre de wagon doubler, mais aussi qui roule sur des rails dont l’écartement date de l’époque coloniale.

De plus, les 8 wagons ajoutés sont des wagons d’origines chinoises, pointés du doigt à de maintes reprises par les services de maintenances pour des problèmes de freinages.  Sachant cela et afin de se dégager de toutes responsabilités, le conducteur du train avait demandé à sa hiérarchie une autorisation spéciale (qui lui a été accordée), avant de prendre les commandes du train.

Nous connaissons hélas la suite…

 

Après les conséquences de ces décisions qui relèvent d’une gestion d’amateurs, le ministre des transports fera une intervention dans uns édition spéciale du journal de 13h. Son intervention aura pour but de rassurer et démentir les informations relayées sur les réseaux sociaux faisant mention d’un déraillement survenu aux alentours de 12h.

Trois jours après, les communications officielles font état d’environ 70 décès, alors que d’autres sources très fiables font mention de plus de 150 morts.

Les autorités affirment aujourd’hui qu’une enquête est en cours. Malheureusement, l’histoire ne nous laisse pas d’autres choix que d’entrevoir une conclusion très heureuse pour les coupables. Les familles des victimes, quant à elles, n’auront que leurs larmes ou les « gestes » dérisoires du gouvernement en guise de consolation.