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À Cape Town, les stylistes ont défié les stéréotypes lors de la seule Fashion Week dédiée à l'homme sur le continent.

Commencée en 2015, la bi-annuelle South Africa Menswear Week (SAMW) est devenue une destination incontournable pour découvrir le vestiaire de l'homme africain. En effet, « les collections hommes offrent une plus grande variété et les stylistes africains font des propositions audacieuses », explique Jason Storey, fondateur du label Unknown Union.

Preuve de la crédibilité de cette plateforme auprès des professionnels : les partenariats noués avec la municipalité de la ville du Cap et avec l'African Fashion International, une société fondée par Precious Moloi-Motsepe, l'épouse de l'unique milliardaire noir sud-africain, qui gère plusieurs Fashion Weeks.

L'arrivée de Lexus, la marque haut de gamme de Toyota, comme sponsor principal est aussi un signe de bonne santé. La SAMW ne se contente pas de soutenir les stylistes locaux mais s'efforce de les former à la concurrence internationale. « Le stylisme, ce n'est pas seulement créer de beaux vêtements, il faut aussi les produire et les commercialiser », résume l'expérimenté styliste Shaldon Kopman. Pas facile dans un pays où « les gens pensent que mode locale rime avec bas de gamme et bon marché », tempère le jeune créateur Issa Lopez.

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Lors de la cinquième édition de la SAMW début février, les stylistes ont repoussé les frontières pour les collections automne-hiver 2017 : l'homme est ainsi devenu une femme comme une autre. À l'image de la tendance mondiale des défilés mixtes, des mannequins féminins sont apparus sur les podiums. Déjà amorcé l'année dernière par Rich Mnisi et Jenevieve Lyons, le thème de l'androgynie a été repris par nombre de stylistes sud-africains comme Deeva van der Merwe, Nao Serati ou Rosey & Vittori.

Les questions de genre et la mode unisexe n'ont pas éclipsé pour autant les imprimés africains. Imprint et Craig Jacobs, entre autres, les ont mis à l'honneur. De même, les Nigérians Babatunde Oyeyemi de Maxivive et Emmanuel Okoro de Emmy kasbit ont prêté une attention particulière aux teintures traditionnelles.

Pour le Zimbabwéen Tafadzwa Moyo, l'homme derrière Kidd Hunta, l'inspiration « est venue de la soif de réussite des jeunes vendeurs de rues de Harare ». Cette diversité des approches fait dire à Martelle Ludik « que la mode masculine a encore un grand potentiel de croissance en termes de concept et de marché, pour rejoindre le niveau de la mode féminine ».

 

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