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L'écrivain kényan, Ngugi wa Thiong'o. 
Et deux nouvelles traductions de l'écrivain kényan en français : "Pour une Afrique libre", (Éd.Philippe Rey) et "Cette impitoyable sécheresse", (Passage(s). 

Chaque saison, le beau nom de Ngugi wa Thiong'o, écrivain kényan né en 1938, revient sur la liste des Nobel de littérature potentiels, ce qui ne nous éclaire pas franchement sur son œuvre, rare en français, au-delà des romans La Rivière de vie et Pétales de sang (Présence africaine). Saluons donc deux nouvelles traductions de l'essayiste et nouvelliste, homme de combat contraint à l'exil, qui vit en Californie, où il a enseigné. Pour avoir moqué l'État, Ngugi wa Thiong'o fut incarcéré en 1977, séjour en prison qui donna naissance au premier roman écrit dans sa langue maternelle, le kikuyu.

Déconstruire les idées coloniales et postcoloniales

Il s'est expliqué sur l'importance pour son continent d'une littérature en langues africaines dans Décoloniser les esprits traduit dès 2011 par les éditions de la Fabrique. 
Cette veine d'intellectuel engagé se retrouve au fil des essais réunis dans Pour une Afrique libre, où il démonte les mécanismes qui freinent l'épanouissement du continent. Côté fiction, la jeunesse de ce fils de paysan a inspiré ses nouvelles infiniment sensibles, regroupées dans Secret Lives, and Other Stories (1976), dont Cette impitoyable sécheresse propose une sélection. Le recueil s'ouvre sur la nouvelle du même nom, avec une femme devenue folle (dit-on) à force d'attendre la pluie. Folle ? Lisez et vous saurez.

 ©  éd. Philippe Rey
L'écrivain kényan Ngugi wa Thiong'o revient avec "Pour une Afrique libre" (éd. Philippe Rey). © éd. Philippe Rey

 

"Pour une Afrique libre", traduit de l'anglais (Kenya) par Samuel Sfez (éditions Philippe Rey, 144 p., 16 euros). "Cette impitoyable sécheresse", traduit de l'anglais (Kenya) par Dominique Lanni (Passage(s), 108 p., 9 euros). En librairie le 5 octobre.