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Le président ivoirien Alassane Outtara lors de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement des États membres de l'organisation, tenue dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan.
Le président ivoirien Alassane Ouattara est monté au créneau pour défendre la monnaie commune, de plus en plus critiquée. 

Ce 10 avril à l'ouverture d'une session extraordinaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa - huit pays), le président Ouattara est monté au front pour défendre le franc CFA. Monnaie que se partagent quinze pays du continent africain. « Nous avons constaté que notre monnaie se porte bien, [elle] est saine et est dans de bonnes mains », a déclaré Alassane Ouattara, président en exercice de l'Uemoa.

« Informations fallacieuses »

« La zone de l'Uemoa a des réserves de change qui représentent plus de cinq mois d'importation, alors que la règle retenue est d'environ trois mois », a-t-il poursuivi, dénonçant « toutes les informations fallacieuses qui circulent sur la solidité et la pérennité de notre monnaie ». La zone Uemoa, avec ses 90 millions d'habitants, « est gérée. Les ressources en devises sont importantes. Le taux d'inflation maîtrisé (- 2 %), la croissance économique est forte (6,8 %), la dette extérieure fait l'objet de toutes les attentions », a-t-il martelé.

Cette réunion s'est déroulée en présence de ses homologues du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal, du Mali, du Togo, du Niger et de Guinée-Bissau.

Le CFA, utilisé par quinze pays francophones d'Afrique de l'Ouest et du centre (155 millions d'habitants), est lié à l'euro par un système de parité fixe. Pour la garantir, les États africains doivent déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor français. La zone franc comprend quatorze pays d'Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l'archipel des Comores.

Ce lien fort avec l'euro est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité. Mais certains économistes, responsables africains et militants accusent le CFA de freiner le développement de l'Afrique, et dénoncent une perte de souveraineté. Paris s'est dit ouvert, à la mi-mars, « à toutes les propositions » que les quinze pays de la zone franc pourraient formuler lors de leur prochaine réunion sur le sujet, le 14 avril à Abidjan.

Les perspectives économiques dans la zone Uemoa en hausse

La croissance économique au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine devrait demeurer forte en 2017, à environ 7 %, malgré la persistance des menaces sécuritaires et un contexte économique mondial morose, ont estimé lundi ses dirigeants à Abidjan. « Le taux de croissance dans l'Uemoa est estimé à 6,8 % en 2016, contre 6,6 en 2015 », a annoncé le ministre sénégalais de l'Économie et des Finances, Amadou Ba, président du Conseil des ministres de l'Uemoa.

« Un taux quatre fois supérieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne. Ce taux était de 1,6 % », s'est félicité, de son côté, le président ivoirien Alassane Ouattara, à l'ouverture d'une session extraordinaire de l'Uemoa.

« Au plan sécuritaire en dépit des efforts déployés par l'Union, la situation demeure préoccupante dans la sous-région, marquée par la recrudescence d'actes terroristes, d'enlèvements et autres crimes perpétrés par des groupes armés non étatiques dont la seule volonté est de semer la peur et le chaos », a déploré le président ivoirien appelant à observer une minute de silence en hommage aux victimes.

L'Uemoa avait dénoncé, en mai 2016, la chute de 6 % de l'activité touristique depuis 2015 et des recettes générées de 3 %, en raison essentiellement de menaces « terroristes » dans sa zone. Les attaques des djihadistes ont « porté atteinte aux sites touristiques » de l'espace communautaire, alors que plusieurs États, dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali, sont toujours classés dans une zone « rouge » par les pays occidentaux, gros pourvoyeurs de touristes, avait souligné un expert.

Abdallah Boureima, nouveau président pour la Commission de l'Uemoa

 

L'ancien commissaire chargé des politiques économiques et de la fiscalité intérieure au sein de la Commission de l'Uemoa remplace le Sénégalais, Cheikh Hadjibou Soumaré, en poste depuis 2011 et qui a terminé son mandat en septembre 2016. Auparavant, il a occupé le portefeuille ministériel de l'Économie et des Finances du Niger de 1993 à 1996.
La Commission est l'organe exécutif de l'Uemoa.

 
 

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