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La vidéo a été tournée et publiée par la chaîne d'information américaine CNN. © © Capture d'écran / Youtube

La diffusion d'une vidéo montrant des migrants subsahariens être vendus comme des esclaves en Libye a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnalités africaines, politiques ou du monde de la culture, ont dit leur dégoût et réclament des actions.

En août 2017, CNN prend connaissance d'une vidéo tournée quelque part en Libye sur laquelle on peut voir des surbsahariens être vendus aux enchères comme des esclaves. Un homme peut-être « acheté » pour 1 200 dinars libyens - soit l'équivalent de 800 dollars… Après la diffusion de cette vidéo, les réactions ont été nombreuses. Parmi elles, plusieurs personnalités africaines.

• Alpha Blondy : « Messieurs les présidents, nous sommes stupéfaits par votre silence »

Le célèbre chanteur de reggae ivoirien Alpha Blondy a posté une vidéo jeudi soir sur son compte Facebook. « À messieurs les présidents de l'Union Africaine et à messieurs les présidents de la Cedeao. Permettez-moi de vous interpeller pour vous dire que nous, peuples Africains qui comptions sur vous pour nous défendre et pour nous protéger, nous sommes surpris et stupéfaits par votre silence devant la situation révoltante, humiliante et inacceptable que vivent vos ressortissants, nos frères, nos sœurs, nos fils et nos filles vendus comme esclaves en Libye (pays membre de l'union Africaine) », martèle Alpha Blondy.

« Ce cri du cœur n’est pas un appel à la violence», mais il appelle néanmoins a assiéger toutes les ambassades libyennes en Afrique.

 

• Penda Mbow : « Il faut que chaque État aillent chercher ses ressortissants »

L’historienne et militante sénégalaise Penda Mbow appelle, elle aussi, l’Union africaine et les chefs d’État africains à réagir face à ce qu’elle a qualifié d’inhumain. « Je suis scandalisée, je suis choquée par ces informations qui nous parviennent des grandes chaînes de télévisions internationales. On ne peut pas être en plein 21e siècle et avoir à un trafic aussi intense d'esclaves », s’emporte l’intellectuelle sénégalise.

« Il faut absolument que nos gouvernants, que les autorités africaines réagissent à cette situation. Que chaque État aille chercher ses propres ressortissants pour les tirer des griffes de ces négriers », a-t-elle déclaré sur les ondes de la radio sénégalaise RFM, jeudi 16 novembre. « l'Union Européenne doit débattre de tout cela. Le Sénégal a un leadership reconnu. Le débat sur la race il faut le reprendre, les jeunes ne doivent pas subir ces sévices corporels. »

• Felwine Sarr : « Envoyer le message à ces jeunes que leur humanité et leur dignité est primordiale »

L’écrivain sénégalais Felwine Sarr a également viollement dénéoncé le silence des dirigeants africains, sur son compte Facebook. « Il est absolument inacceptable que des jeunes africains soient vendus en Libye sur des marchés d’esclaves en 2017 et qu’aucune réaction de la part des dirigeants des pays d’où viennent ces jeunes ne soit notée », écrit-il.

« Macky Sall, Ibrahim Boubacar Keita, Issoufou, Kaboré, Condé, Ouattara, etc doivent faire un déclaration commune, s’indigner au plus haut point, envoyer le message à ces jeunes que leur humanité et leur dignité est primordiale, envoyer le message à ces jeunes que leur humanité et leur dignité est primordiale », plaide l’intellectuel, notamment auteur d’Afrotopia.

« Ce n’est pas une question de moyens, mais de priorité. On retiendra que quand une fois de plus, certains on estimé que nos vies ne valaient rien, vous êtes restés cois, inaudibles, inactifs », accuse-t-il encore, dans une tribune écrite visiblement sous le coup de la colère.

• Claudy Siarr : « Moi, le descendant d’esclave, j’ai la haine »

Le producteur et animateur Claudy Siar a, à son tour, enregistré une vidéo où il ne mâche pas ses mots, partagées plusieurs centaines de milliers de fois sur Facebook. « Moi, le descendant d’esclave, j’ai la haine », a-t-il lancé. Il relaie également l’appel à la mobilisation du Collectif contre l’esclavage et les camps de concentration en Libye et Urgences panafricanistes, organisation dirigée par Kemi Seba.

• Axel Merryl : « Je ne peux pas comprendre qu’on puisse vendre des êtres humains »

Plusieurs blogueurs africains ont aussi dit leur indignation,  l’image du Béninois Axel Merryl, qui parle d’une « injustice » et regrette le manque de solidarité sur le continent. « Je ne peux pas comprendre qu’on puisse vendre des êtres humains », lâche-t-il dans cette vidéo.

• André Silver Konan : « Nos dirigeants ont échoué à faire rêver les Africains».

Le journaliste et écrivain ivoirien André Silver Konan, collaborateur de Jeune Afrique, a également pris la parole sur son blog. Dans un texte intitulé «J’accuse», il remet en cause l’efficacité des dirigeants africains, qui, selon ses termes « ont échoué à faire rêver les Africains ».

Il pointe aussi du doigt les problèmes de liberté d’expression sur le continent : « J'accuse nos dirigeants d'Afrique subsaharienne qui restreignent les libertés individuelles, notamment la liberté d'expression et qui de ce fait, étouffent les jeunes, qui ont besoin d'espaces et de cadres d'expression, sans se voir arrêtés ou menacés. »

 


Les présidents prennent la parole :

• Issoufou : « J'en appelle aux autorités Libyennes et aux organisations internationales »

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a été le premier – et pour l’instant le seul – dirigeant africain a réagir. Il l’a fait jeudi soir, sur son compte Twitter.

« La vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye m’indigne profondément. J’en appelle aux autorités libyennes et aux organisations internationales, afin que tout soit mis en oeuvre pour que cesse cette pratique d’un autre âge, que nous croyions à jamais révolue», écrit le président du Niger.  publié Issoufou  Mahmadou. Un message relayé ces centaines de fois par les Internautes.

• Sénégal : le gouvernement demande une enquête

Dans un communiqué rendu public ce vendredi en fin de journée, le ministère sénégalais des Affaires étrangères assure que le gouvernement sénégalais a « appris avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d'Afrique subsaharienne ».

Le gouvernement « dénonce et condamne de la manière la plus ferme ce trafic d'êtres humains ». Le Sénégal « engage les autorités libyennes compétentes, ainsi que l'Union Africaine et l'Organisation des Nations Unies, à diligenter sans délai une enquête sur cette pratique d'un autre âge afin que toutes les dispositions soient prises pour y mettre fin », continue le communiqué.


 

>>> Voir la vidéo diffusée par CNN